Le Prix d’honneur de Soleure à une cheffe décoratrice
Récompense

Le Prix d’honneur de Soleure à une cheffe décoratrice

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09 Jan 2018

​Le «Prix d’honneur» des 53es Journées de Soleure est attribué pour la première fois à une cheffe décoratrice, Susanne Jauch.

Depuis 25 ans, la Zurichoise Susanne Jauch signe les décors de films suisses, dont les décors historiques de l’Inde à l’époque coloniale («Flammen im Paradies» de Markus Imhoof), les intérieurs et extérieurs des Caraïbes dans «Ernstfall in Havanna» de Sabine Boss, un camp de réfugiés birman dans «How About Love» de Stefan Haupt et la maison et le jardin dans le film de Rolf Lyssy «Die letzte Pointe». Elle reçoit à Soleure cette année le prix d’honneur, qui récompense chaque année une personnalité du cinéma.

La lauréate explique que «le décor doit contribuer à caractériser les personnages du film, de façon qu’ils soient identifiés par le spectateur et que celui-ci puisse ainsi mieux comprendre le récit.»

Susanne Jauch est née à Zurich où elle a grandi. Avant de travailler dans le cinéma de fiction, elle a suivi une formation dans un laboratoire photographique et exercé ses talents dans la publicité et la production de spots télé.Son premier travail de cheffe décoratrice est pour un «Tatort» suisse en 1993. Suit la fiction «Wachtmeister Zumbühl» d’Urs Odermatt, dont l’action se situe dans les années 1960.

Collaboration fidèle

Elle a notamment créé le milieu où se déroule l’action de trois films de Fredi M. Murer: «Vollmond», «Vitus» et «Liebe und Zufall». Christoph Schaub est aussi un réalisateur avec qui Susanne Jauch a entretenu une longue relation de travail, notamment sur «Happy New Year», «Giulias Verschwinden» et «Nachtlärm».

«En Suisse, les tournages se font rarement en studio. La saison, l’époque, le site, les intérieurs et les extérieurs du scénario doivent être reconstitués fidèlement par une cheffe décoratrice inspirée. Les personnages ne peuvent naître vraiment à la vie que dans un univers ainsi créé de toutes pièces, qui sous-tend aussi l’action et l’atmosphère de l’histoire. Cette transposition relève du grand art. » commente Seraina Rohrer, directrice des Journées de Soleure.

Comm / Journées de Soleure
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