Ursula Meier présidera le jury de la Caméra d'Or
Festival de Cannes

Ursula Meier présidera le jury de la Caméra d'Or

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28 Mar 2018

Ursula Meier prend la tête du Jury de la Caméra d’or. Entourée de six professionnels, la réalisatrice suisse désignera la meilleure première œuvre présentée en Sélection officielle, à la Semaine de la Critique ou à la Quinzaine des Réalisateurs.

« Un premier film, déclare la Présidente nouvellement désignée, c’est le lieu de tous les possibles, de toutes les audaces, de toutes les prises de risques, de toutes les folies. On dit souvent qu’il ne faut pas tout mettre dans un premier film mais c’est tout le contraire, il faut tout mettre dans un premier film, tout, comme il faut tout mettre dans chaque film en gardant au fond de soi, toujours, ce désir originel, vital, brutal, sauvage de la première fois. Quelle immense excitation et quelle immense joie de découvrir tous ces films ! »

Ursula Meier et son jury remettront le prix de la Caméra d’or lors de la soirée de Clôture du Festival de Cannes, le samedi 19 mai. Le film lauréat succèdera à «Jeune Femme» de Léonor Serraille, présenté en Sélection officielle – Un Certain Regard l’an passé.

Ursula Meier est une cinéaste qui s’interroge sur la nécessité de filmer. C’est sans doute la raison d’une filmographie resserrée et passionnante, qui compte 5 courts métrages, 2 œuvres pour la télévision, 2 documentaires et 2 longs-métrages pour le cinéma. Ils sont autant de coups d’éclat inventifs qui bousculent avec fraîcheur et l’imposent avec évidence dans le paysage européen.

Depuis 1994, Ursula Meier façonne une cinématographie audacieuse qui souligne la complexité du monde. Admiratrice inconditionnelle de «Wanda» (Barbara Loden) ou «Sweetie» (Jane Campion), elle décide de passer à la réalisation après avoir découvert L’Argent (Robert Bresson). Elle devient alors assistante-réalisatrice d’une grande figure du cinéma suisse, Alain Tanner, avec «Fourbi» (1996). Celle qui se dit fascinée par l’espace du no man’s land y a construit son imaginaire et parvient à toucher des zones enfouies de la nature humaine, en filmant avec tendresse, sans pathos ni jugement, des personnages guidés par un puissant instinct de survie. En 2014, elle a participé au film «Les Ponts de Sarajevo», œuvre collective portée par 13 cinéastes européens, présentée à Cannes en Sélection officielle.

Ses films pour le cinéma – «Home» (2008) et «L’Enfant d’en haut» (2012) qui obtient l’Ours d’Argent à la Berlinale – sont internationalement salués pour leur originalité de regard et d’écriture. Radical et poétique, le premier est une fable à la lumière blafarde et à la photographie chaude. Le deuxième est un conte moderne en forme de chronique familiale sobre et poignante.

 

comm / Festival de Cannes
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